samedi 17 octobre 2009

Le Textile tunisien excite les professionnels Belges et Hollandais !


Appelant des acheteurs, des donneurs d’ordres et des professionnels du textile à se rencontrer et échanger des expériences, et touchant une vingtaine d’entreprises tunisiennes exportatrices ainsi que des opérateurs belges et hollandais, le Centre de Promotion des Exportations (Cepex) a organisé, du 12 au 15 octobre courants, des journées de contacts professionnels en matière de Textile-Habillement.
Le Textile tunisien excite les professionnels Belges et Hollandais !Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme promotionnel au profit de ce secteur, qui, via sa richesse et sa tradition ancestrale, a pu « confectionner » une bonne réputation en se positionnant favorablement sur la scène internationale.
Au menu de cette manifestation, des rencontres ont eu lieu entre les exportateurs tunisiens représentant 20 entreprises exportatrices tunisiennes ainsi que des opérateurs belges et hollandais.
Promouvoir le potentiel tunisien à l’exportation sur les marchés belge et hollandais et y renforcer sa position surtout que la Tunisie constitue le 5ème fournisseur de l’Union Européenne avec 3,5% de parts de marché.
Il est à signaler que les Pays-Bas sont classés 5ème sur le tableau de la clientèle tunisienne et le 10ème fournisseur. La Belgique est mieux placée pour représenter le 4ème client de la Tunisie et son 3ème fournisseur dans le secteur textile.
Force est de savoir que la Tunisie est signataire de la convention de Genève sur les conditions d’employabilité des enfants. Un grand nombre d’entreprises du secteur du textile ont adhéré aux normes de labellisation sociale sous leurs différentes versions.
Une main d’œuvre disponible et qualifiée, respect des normes sociales et environnementales, coûts de production compétitifs, délais de livraison courts et respectés grâce à des atouts logistiques modernes et efficaces, un savoir-faire technique confirmé et de haute qualité, flexibilité du système de production, ainsi qu’une offre de service globale de la sous-traitance à la co-traitance et au produit final, tels sont les principales raisons pour lesquelles, le choix est porté sur la Tunisie de la part des grandes instances internationales en la matière.

dimanche 4 octobre 2009

Trés intéréssant: A lire :Mensonges antisémites par Uri AVNERY Ecrivain et ancien député israélien Cofondateur de Gush Shalom (Bloc de la Paix)


Israël ne décolère pas face au rapport Goldstone sur les crimes de guerre à Gaza. Dénonçant un grand complot, la machine de propagande israélienne va s'en prendre au juge juif Goldstone et à l'antisémitisme des Nations unies. Pas de débat interne en Israël.
N’y a-t-il pas de limite à la vilenie de ces lâches antisémites ?

Ils ont maintenant décidé de diffamer les Juifs avec une nouvelle accusation de crime rituel. Non pas la vieille accusation d’assassiner des enfants chrétiens pour utiliser leur sang et confectionner leur pain azyme, mais celle du meurtre massif de femmes et d’enfants à Gaza.

Mais qui ont-ils bien pu mettre à la tête de la commission chargée de cette tâche ? Ni un négationniste britannique, ni un néo-nazi allemand, pas plus qu’un fanatique iranien, mais un juge juif qui porte le nom très juif de Goldstone (Goldstein à l’origine, bien sûr). Et pas seulement un Juif avec un nom juif, mais un sioniste dont la fille, Nicole, est une sioniste enthousiaste qui vit en Israël et parle couramment l’hébreu. Et pas seulement un Juif sioniste, mais un Sud-africain qui s’est opposé à l’apartheid et a été nommé à la Cour constitutionnelle de son pays quand ce système a été aboli.

Tout ceci dans le but de diffamer l’armée la plus morale du monde, tout juste de retour de la guerre la plus juste de toute l’histoire !

Richard Goldstone n’est pas le seul Juif manipulé par la conspiration antisémite mondiale. Durant les trois semaines de la guerre de Gaza, plus de dix mille israéliens ont manifesté sans relâche leur opposition. Ils ont été photographiés portant des signes tels que "Arrêtez le massacre à Gaza", "Cessez les crimes de guerre", "Israël commet des crimes de guerre", "Bombarder des civils est un crime de guerre". Ils ont chanté à l’unisson : "Olmert, Olmert, c’est vrai - Ils t’attendent à La Haye !"

Qui donc aurait pu croire qu’il y avait tant d’antisémites en Israël ? !

La réaction officielle d’Israël au rapport Goldstone aurait été amusante si l’affaire n’avait pas été aussi grave.

A part les "suspects habituels" (Gideon Levy, Amira Hass correspondants de "Haaretz" en Palestine et consorts), la condamnation du rapport a été unanime, totale et extrême, de Shimon Peres, l’avocat de toutes les abominations, jusqu’au dernier scribouillard dans les journaux.

Personne, absolument personne, ne s’est préoccupé du sujet lui-même. Personne n’a examiné les conclusions détaillées. Face à une telle salissure antisémite, cela n’est pas nécessaire. En fait, il n’est pas du tout nécessaire de lire le rapport.

Le public, dans toute sa diversité, s’est levé comme un seul homme pour dénoncer le complot, comme il a appris à le faire depuis mille ans de pogromes, d’inquisition espagnole et de génocide nazi. Une mentalité de siège, une mentalité de ghetto.

La réaction instinctive dans une telle situation est la dénégation. Ce n’est simplement pas vrai. Ce n’est jamais arrivé. C’est un tas de mensonges.

En soi, la réaction est naturelle. Quand un être humain doit faire face à une situation qu’il n’est pas capable de gérer, la dénégation est le premier refuge. Si les choses ne sont pas arrivées, il n’est pas nécessaire de s’en préoccuper. Fondamentalement, il n’y aucune différence entre les négateurs du génocide arménien, les négateurs de l’annihilation des amérindiens et les négateurs des atrocités de toutes les guerres.

De ce point de vue, on peut dire que la dénégation est presque "normale". Mais chez nous, elle est devenue un art en soi.

Nous avons une méthode spéciale : lorsqu’une chose arrive avec laquelle nous ne voulons pas être confrontés, nous dirigeons le projecteur sur un détail spécifique, quelque chose de tout à fait marginal, et nous nous mettons à insister sur ce point, à en débattre, à l’examiner sous tous les angles comme si c’était une question de vie ou de mort.

La guerre de Gaza, elle, n’a donné lieu à aucun débat, parce que tout avait été parfait. Une campagne et un commandement militaires brillants. Bien sûr, nous n’avons pas persuadé la population de Gaza de renverser leurs leaders; bien sûr, nous n’avons pas réussi à libérer Gilad Shalit le soldat enlevé par le Hamas; bien sûr, le monde entier nous a condamné, mais nous avons tué de l’Arabe, détruit son environnement et lui avons donné une leçon qu’il n’est pas près d’oublier.

Nous en sommes maintenant à débattre du rapport Goldstone. Pas sur son contenu, Dieu nous protège. Il n’y a rien à discuter. Mais sur un point qui est réellement important : notre gouvernement a-t-il eu raison de boycotter la commission ? Aurait-il mieux valu en être ? Notre ministère des Affaires étrangères a-t-il comme de coutume agi de façon légère ? (Bien entendu, notre ministère de la Défense n’agit jamais à la légère). Ça, ce sont les questions importantes dont tout le monde parle.

Mais alors, pourquoi le gouvernement a-t-il boycotté la Commission ? La réponse est simple : il savait que la Commission, en fait n’importe quelle commission, serait arrivée aux mêmes résultats.

Et de fait, la Commission n’a rien trouvé de nouveau. Presque tous les faits étaient connus : les bombardements de civils, l’utilisation de bombes à fléchettes et de phosphore blanc contre des objectifs civils, des bombes sur les mosquées et les écoles, le blocage de patrouilles de secours pour atteindre les blessés, le meurtre de civils en fuite qui portent des drapeaux blancs, l’utilisation de boucliers humains, et bien plus. L’armée israélienne a empêché les journalistes d’assister à l’action, mais la guerre a été amplement décrite dans tous ses détails par les medias internationaux. Le monde entier l’a vécue en temps réel sur ses écrans de télévision. Les témoignages sont tellement nombreux et cohérents que tout être humain responsable peut en tirer ses propres conclusions.

Si les officiers et les soldats de l’armée israélienne avaient pu témoigner devant la Commission, elle aurait sans doute été impressionnée par leurs vues aussi - la peur, la confusion, l’absence d’orientation - et les conclusions auraient pu être un peu moins sévères. Mais l’essentiel aurait été identique. Après tout, l’opération avait été basée sur l’hypothèse qu’il était possible de renverser le gouvernement du Hamas à Gaza en faisant souffrir les civils de façon intolérable. Le dommage n’était pas "collatéral", qu’il soit évitable ou non, mais était central à l’opération elle-même.

Qui plus est, les règles d’engagement - tirées comme conclusion de la guerre du Liban - étaient "zéro perte" du côté des soldats israéliens. Les résultats parlent d’eux-mêmes : plus de 200 morts palestiniens par soldat israélien tué.

Toute investigation devait inévitablement mener aux mêmes conclusions que celles de la commission Goldstone. Dès lors, il n’y eut aucun souhait israélien pour qu’une enquête sérieuse soit menée. Les "enquêtes" qui eurent lieu sont une farce. La personne responsable, l’avocat militaire, le brigadier porteur de kippa Avichai Mendelblit, chargé de cette tâche, a été promu cette semaine au rang de major-général. Promotion et timing parlent aussi d’eux-mêmes.

Il est donc clair qu’il n’y a aucune chance pour qu’un gouvernement israélien entame, sur le tard, une enquête sérieuse comme la demandent les pacifistes.

A sa place, la machine de propagande israélienne va s’en prendre au juge juif Goldstone et à ceux qui lui ont demandé de mener l’enquête. L’argument habituel du gouvernement sur l’antisémitisme des Nations unies et le double antisémitisme de la Commission des Droits de l’Homme sera pratique à utiliser.

Une vue politique de très court terme. Le monde entier entend ou entendra parler du rapport Goldstone, en se rappelant les images de la dernière guerre vues à la télévision. Les Nations unies sont respectées, tandis que la réputation d’Israël va en diminuant. Et ce rapport ne va pas arranger les choses. Il aura des conséquences politiques, militaires, économiques et culturelles. Seul un fou ou un Avigdor Lieberman peut en faire fi.

Si Israël ne se plie pas à une enquête sérieuse, le Conseil de Sécurité se verra demander d’envoyer le rapport à la Cour de La Haye. Obama devra décider si les Etats-Unis exercent leur droit de veto, une décision qui peut gravement leur nuire et qui devrait leur permettre d’exiger des concessions sérieuses de la part d’Israël.

Traduction Stephane et Victor Ginsburgh
Texte complet sur http://www.ginsburgh.net/umshmum
Le vrai titre est "UM-Shmum, UM-Boom".

mercredi 29 juillet 2009

LE MONDE: La Jordanie et la Tunisie en concurrence pour le poste de secrétaire général de l'UPM par Natalie Nougayrède


Si tout va bien, le secrétariat général de l'Union pour la Méditerranée (UPM) devrait prendre forme à la fin de l'année, pour devenir opérationnel au 1er janvier 2010. Soit un an après l'objectif qui avait été initialement annoncé, en juillet 2008, lors du sommet de lancement, à Paris.
Sa création a été retardée, mais une fois le secrétariat mis sur pied l'UPM sera à l'abri des contingences politiques, estime-t-on à Paris. L'UPM aura en effet son ossature institutionnelle. Le secrétariat général aura pour mission de mettre en oeuvre les projets décidés lors des sommets et réunions politiques.
La difficile relance de l'Union pour la Méditerranée
Il avait été décidé en novembre 2008 que le siège se situerait à Barcelone ; une victoire pour l'Espagne, alors que la France espérait une localisation sur la rive sud de la Méditerranée. Nicolas Sarkozy avait promis en 2008 au président tunisien, Zine Al-Abidine Ben Ali, que son pays l'accueillerait. Le plan a dû être révisé. La France aimerait maintenant que le poste de secrétaire général revienne à un représentant de la Tunisie.
Mais une bataille feutrée se poursuit à ce sujet. La Jordanie a, depuis des mois, lancé son candidat, Ahmad Massadeh, ambassadeur de Jordanie à Bruxelles, qui déploie un lobbying intense et se réclame du soutien de la Ligue arabe, singulièrement de la Syrie et du Liban. Paris tente d'éviter que les choses s'enveniment, et que son appui à la Tunisie nuise aux relations avec Amman.
De subtils dosages régionaux, reflet de la difficulté de ménager toutes les susceptibilités nationales au sein de l'UPM, sont au coeur du problème. Du point de vue français, il est souhaitable que le secrétariat, dont la composition laisse une grande place à l'est de la Méditerranée, valorise aussi l'ouest de la région. "On est très loin d'un accord entre les Arabes" sur cette question, observe un diplomate.
Une réunion de la Ligue arabe prévue à la mi-août devrait être occasion d'en discuter. La Tunisie n'a pas encore choisi son candidat. La France et l'Egypte seraient par ailleurs favorables à l'entrée en lice d'un candidat palestinien.
Le secrétariat de l'UPM comportera en principe, outre le secrétaire général, six adjoints : un Grec, un Turc (si Chypre y consent), un Italien, un Maltais, un Israélien et un Palestinien. Cette composition a été agréée fin 2008. L'entrée d'un Israélien a été décidée en échange de la participation de la Ligue arabe à toutes les réunions de l'UPM et à tous les niveaux.
RELAIS D'INFLUENCE
En comparaison avec le processus de Barcelone, projet euroméditerranéen lancé en 1995 qui peinait à décoller, la spécificité de l'UPM repose en grande partie dans son agencement institutionnel, ainsi que sur le rehaussement politique de ce dialogue, au moyen de grands sommets des chefs d'Etat, prévus une année sur deux. Afin d'utiliser l'UPM comme un relais d'influence, la France s'est battue pour conserver la coprésidence de l'organisation partagée depuis 2008 avec l'Egypte. Les Tchèques, qui assumaient la présidence du Conseil européen au premier semestre 2009, y ont consenti. La Suède, qui leur a succédé, a fait de même, quoique l'accord fût difficile à arracher. Le 1er janvier 2010, la France cédera cette position spécifique. L'Espagne assumera pleinement la coprésidence qui échoit à un pays de la rive Nord.

Natalie Nougayrède

lundi 25 mai 2009

Article du Monde par Annie Kahn: L'Europe de l'Est perd de son attractivité au profit des pays méditerranéens


Les pays de l'Est intégrés les premiers à l'Union européenne (UE) ne sont plus une destination de choix pour y délocaliser des unités de production industrielle ou des activités de services. Et cela, au profit de certains pays du Maghreb (Tunisie et Maroc) et du Moyen Orient (Egypte et Jordanie), qui prennent la relève.
Telle est l'une des principales conclusions d'une étude publiée, mardi 19 mai, par le cabinet de conseil en stratégie A. T. Kearney, sur "Les changements géographiques des délocalisations" pour les activités de services.
Les premiers éléments du Rapport annuel de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) sur les investissements directs étrangers (IDE), publié mercredi 20 mai, confirment cette perte d'attractivité des pays de l'Est. Les IDE ont chuté de 28 % en Pologne en 2008, soit légèrement plus que la moyenne des pays développés (- 25,3 %). Et si les flux sont encore positifs en République tchèque (+ 2,6 %) et en Hongrie (+ 7,7 %), cela pourrait ne pas durer.
Pour l'instant, la Roumanie et la Bulgarie, dont l'adhésion à l'UE ne date que du 1er janvier 2007, restent encore des destinations séduisantes. En 2008, les IDE ont augmenté de 34,1 % en Roumanie. Mais il est fort probable que les avantages compétitifs de ces pays s'amenuiseront assez rapidement, comme cela a été le cas pour leurs prédécesseurs, estime Norbert Jorek, associé chez A.T. Kearney à New York et coauteur de l'étude sur les délocalisations.
Car, lorsqu'en mai 2004 les dix premiers pays de l'Est avaient rejoint l'UE, le faible coût de leur main-d'oeuvre et leur proximité géographique avec les pays européens développés en faisaient une destination de choix. D'autant que leurs marchés restaient à conquérir. S'implanter sur leur sol présentait donc de multiples avantages économiques, tant pour servir leur marché intérieur que pour l'exportation.
Mais ces avantages se sont amenuisés en quelques années. La République tchèque ne figure plus qu'à la 32e place du classement 2009 des pays où il est le plus intéressant de délocaliser des activités de services publié par A. T. Kearney. Ce pays était classé au 4e rang en 2004. La Slovaquie, la Pologne et la Hongrie ont également chuté. A l'inverse, l'Egypte est passée en deux ans de la 13e à la 6e place et la Tunisie du 26e au 17e rang.
L'écart entre les coûts de production et de main-d'oeuvre des pays de l'Est et ceux des pays développés s'est amoindri. "Surtout pour les pays proches de l'Europe de l'Ouest, comme la Hongrie et la Pologne. Le renchérissement a été moindre en Estonie et en Lettonie. Mais ces pays n'ont pas un réservoir de main-d'oeuvre qualifiée suffisant", explique M. Jorek.
Les pays comme la Slovaquie, qui sont désormais entrés dans la zone euro, se renchérissent comparés aux destinations en zone dollar. Quant à l'affaiblissement du zloty polonais et de la couronne tchèque vis-à-vis de l'euro, il est déjà perçu comme un avantage compétitif passager sur lequel on ne peut baser des décisions d'investissements à moyen et long terme.
La qualité et la disponibilité de la main-d'oeuvre égyptienne sont par ailleurs mieux notées par A. T. Kearney que celles de la Hongrie, de la Slovaquie ou de l'Estonie. Or ces critères deviendront prépondérants, estime M. Jorek. "Pour certaines firmes comme les sociétés d'ingénierie, le coût n'est plus le problème. Elles cherchent à s'implanter dans des pays où elles trouveront des ingénieurs de qualité et en nombre suffisant", affirme-t-il.
Il est ainsi convaincu que la crise ne ralentira que temporairement le mouvement de délocalisation. Si des entreprises aidées par les gouvernements, comme Renault en France, renoncent actuellement à ce type de projet, elles y reviendront plus tard.
D'autant que les difficultés actuelles contraignent également les entreprises à modifier leur organisation pour serrer encore davantage leurs coûts. Les banques, en particulier, qui furent les premières entreprises de services à délocaliser une partie de leur activité - services informatiques et centres d'appels, par exemple. Des activités aujourd'hui réalisées pour beaucoup moins cher en Inde, par du personnel anglophone, pour les firmes américaines ; et pour beaucoup moins cher au Maghreb, par du personnel francophone, pour les françaises.
Ces enquêtes sont consultables sur Atkearney.com et Unctad. org

Annie Kahn

dimanche 10 mai 2009

La Délégation Européenne fête ses 30 ans



La Délégation de la Commission Européenne à Tunis vient de fêter ses trente ans d’implantation en Tunisie. Rappelons que la Tunisie a, dès 1963, demandé officiellement l’ouverture des négociations avec la Communauté Européenne qui aboutirent à la conclusion d’un accord commercial en 1969. Sept ans après, les deux parties signèrent un accord de coopération. Ce trentième anniversaire coïncide avec le 59ème anniversaire de la Déclaration de Robert Shuman.

vendredi 8 mai 2009

Tunisie-Union Européenne-Maghreb :

En collaboration avec la Délégation de la Commission européenne en Tunisie, l’Association des études Internationales a organisé, le 6 mai 2009, à l’IACE, un séminaire à propos du «Partenariat Union Européenne / Maghreb : Accords d’association, politique de voisinage, perspectives de statut avancé».

Après avoir précisé les enjeux globaux -paix, sécurité, pauvreté, migration, changement climatique, développement- auxquels les pays du Nord et du Sud sont confrontés, M. Rachid Idriss, président de l’A.E.I, a appelé les différents intervenants à débattre des agendas des uns et des autres, des flux financiers communautaires évoqués lors du déclenchement du processus de Barcelone I, des grands projets structurants prévus par l’UpM et du scepticisme des opinions publiques, dans la franchise, l’audace et la confiance.

M. Adrianus Koetsenruijter, ambassadeur et chef de la Délégation de la Commission européenne à Tunis, a ouvert le bal des interventions en mettant l’accent sur les bienfaits des politiques concertées pour trouver des solutions aux problèmes des peuples de voisinage, l’importance des différentes structures de coopération euro-méditerranéennes au service d’une approche plus pertinente entre les pays riverains et le développement de nouvelles solidarités/ complémentarités liés à l’émergence, dans un contexte international compétitif à outrance, d’un pôle régional, reflet des partenariats de proximité, à même, dit-il, de damer le pion aux regroupements en gestation aux quatre coins de la planète, de revitaliser le dialogue des cultures et d’approfondir les questions classiques de la bonne Gouvernance, au cœur des notions des droits de l’homme, de la liberté d’expression, de l’alternance politique et du rôle des sociétés civiles à l’aube du XXIème siècle.

De son côté, l’universitaire algérien de l’Institut national des études de stratégie Global (INESG), Lotfi Boumghar, dans un style assez ferme et musclé, a plutôt soupçonné l’UE de pratiquer, vis-à-vis de la façade sud de la Méditerranée, une politique d’endiguement, à la place d’un partenariat gagnant-gagnant, de cibler en priorité l’intégration des pays de l’Est du Vieux continent et de privilégier les postures sécuritaires avec le Maghreb au lieu de le percevoir comme une arrière-zone stratégique de l’Europe, renfermant un potentiel de croissance considérable, capable de donner aux deux rives cette grande aire civilisationnelle, une auréole de prospérité, de paix et de complémentarité.

Abondant dans le même sens, M. Jean-Marie Miossec, ancien président de l’Université de Montpellier III, a constaté, chez les membres de la Commission de Bruxelles, l’évacuation de la dimension méditerranéenne dans leur vision, comme l’atteste l’enveloppe destinée à la coopération avec cette zone, estimée à la modique somme de 8 milliards d’euros.

«Le projet initial d’Union pour la Méditerranée apparaissait donc en rupture avec les anciennes conduites de l’UE. Il proposait l’instauration d’un véritable leadership euro-méditerranéen par une appropriation commune du projet et plaçait la Mare nostrum au centre des nouvelles relations euro-méditerranéennes à instaurer», ajoute M. Miossec, qui appelle ses compatriotes à rejeter les perceptions de «marges» pour les territoires du sud et de l’est de la Méditerranée, à apprécier plutôt la montée en puissance de ces marchés émergents et à intégrer, à l’image des grands ensembles d’orientation méridienne (USA/Canada, Japon/Chine/NPI,UE), une vision de solidarité-complémentarité afin de peser sur la scène internationale, de repositionner ces rivages millénaires au cœur d’un centre marchand à la recherche, depuis toujours, de points d’ancrage, fondés sur la mobilité, l’attractivité et les valeurs de l’effort, du labeur.

Tout au long des différents panels, les intervenants ont insisté, en dépit des scepticismes, des doutes et des méfiances des uns et des autres, sur la communauté de destin liant les deux bords de cette mer «frontière», la mise en place d’un agenda prévoyant, graduellement, pour les pays du sud, «un statut avancé, brèche délibérée dans un dispositif de montée globale en partenariat afin d’envisager un futur décollage en groupe, de renforcer la pertinence de l’échelon méditerranéen et de favoriser l’établissement de pratiques harmonieuses et solidaires face aux défis écologiques, territoriaux, énergétiques et sociétaux de la région», conclut M. Said Bhira, secrétaire général du Conseil économique et social de Tunisie.
(Source Webmanager)

mercredi 6 mai 2009

La Tunisie et la Belgique signent un accord de coopération militaire


TUNIS, 5 mai 2009 (TAP) - MM. Kamel Morjane, ministre tunisien de la Défense et Pieter De Crem, ministre belge de la Défense ont procédé, mardi matin, au siège du département, à la signature d’un accord de coopération entre les ministères de défense des deux pays.

Cet accord vise à développer la coopération bilatérale militaire et à lui donner une nouvelle impulsion, en terme d’échange d’expertises dans les domaines de la formation, de l’entraînement et de la participation aux opérations de maintien de la paix dans le monde, ainsi que dans les secteurs culturels et sportifs.

L’accord prévoit, également, la mise sur pied d’une commission militaire mixte qui se réunit, une fois tous les deux ans, en alternance, dans les deux pays en vue d’assurer le suivi et renforcer le programme de coopération.

Les deux ministres ont fait part de leur satisfaction du bon niveau atteint par les relations tuniso-belges dans les différents domaines, et ont mis l’accent sur la volonté des deux parties de raffermir les liens d’amitié et d’instaurer une coopération solide dans le domaine militaire, sous l’impulsion de la volonté politique qui anime les directions des deux pays et dans le cadre d’une confiance réciproque.

Les deux ministres ont salué la convergence des points de vue concernant l’action commune sur la base du respect des valeurs humanistes et des principes onusiens.

Ils ont, également, mis en exergue le rôle des deux pays dans la consolidation des relations de coopération entre la Tunisie et l’Union Européenne (UE), dans le cadre du processus de Barcelone et la contribution de la Belgique dans ce domaine, notamment, au cours de sa présidence de l’UE, à partir de juillet 2010.

Auparavant, M. Kamel Morjane s’est entretenu avec M. Pieter De Crem en présence, notamment, de l’ambassadeur de Belgique à Tunis. L’entretien a porté sur les moyens permettant d’intensifier la coopération bilatérale militaire et de diversifier ses champs.

Les deux ministres ont soulevé un ensemble de questions d’intérêt commun aux plans bilatéral, méditerranéen et africain.

Le ministre belge a, à cette occasion, souligné sa considération pour le développement et le progrès enregistrés par la Tunisie dans tous les domaines, qualifiant la Tunisie « d’ami fiable ».

M. Pieter De Crem est arrivé à Tunis, mardi matin, dans le cadre d’une visite officielle pour assister aux travaux du 18ème congrès de la Société internationale de droit militaire et de droit de la guerre qui se tient, à Tunis, du 6 au 8 mai 2009, sous le haut patronage du Président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.

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